LE LANGAGE DE L'INCONSCIENT
Notre inconscient pense et s'exprime clairement:
c'est une "pensée d'enfant", simple et belle,
et qui ne ressemble pas à ce que Freud avait imaginé.

Notre inconscient,
Depuis quelques années, l'existence de l'inconscient semble remise en cause:
Ainsi, Jacques Van Rillaer écrit-il, dans "Le livre noir de la psychanalyse":
«Freud ne parle pas seulement de processus inconscients, mais d'un être - l'inconscient- dissimulé à l'intérieur de nous et qui nous manipule comme si nous n'étions que des marionnettes.»
«Comme le disait le philosophe Alain, "il n'y a pas d'inconvénient à employer couramment le terme d'inconscient", mais il y a des erreurs à éviter: "La plus grave de ces erreurs est de croire que l'inconscient est un autre Moi; un moi qui a ses préjugés, ses passions et ses ruses." C'est précisément l'erreur du célèbre Autrichien.»

Freud avait raison, il existe en nous une pensée indépendante et inconsciente:
C'est une pensée d'enfant,
à la fois simple et belle, qui ne ressemble pas à ce qu'il avait imaginé, et qui gouverne une grande partie de nos pensées, de nos émotions et de nos comportements.
Cette pensée est capable de s'exprimer clairement, et sans symboles.
c'est notre
"pensée d'enfant",


qui existe déjà
lorsque nous
sommes bébés.

 

 

 

 


QU'EST-CE QUE L'INCONSCIENT?
Est-ce "l'ensemble des phénomènes dont on n'a pas conscience", comme le dit simplement le dictionnaire?
Est-ce "une sorte de poubelle que le travail psychanalytique consisterait à nettoyer"?
Ou bien est-ce une autre pensée qui existerait en nous?
Dans un article approfondi sur "La structure de la pensée", le psychanalyste Didier Dumas explique que l'inconscient est notre pensée d'enfant avant d'apprendre à parler:
Bébé, avant de naître, nous pensons déjà, «en sensations».

Après la naissance, nous pensons «en image.

C'est seulement vers la troisième année que nous apprenons à penser «en mot, avec l'acquisition du "je" et la formulation des phrases.
Mais notre «conscience prélangagièr ne disparaît pas pour autant: elle est simplement refoulée dans l'inconscient et le fonctionnement onirique.
Nous disposons donc, à la fois :
- d'une «conscience langagière»
, qui est celle des mots, de la pensée logique et du raisonnement, et dont la mémoire se trouve dans l'hémisphère gauche,
- et d'une «conscience prélangagière»,
qui est celle des sensations, des formes et des images, et dont la mémoire se trouve dans notre hémisphère droit.
«Référée au modèle freudien de l'esprit,
la première correspond donc à ce que Freud a appelé le conscient, et la seconde à ce qu'il a appelé l'inconscient.» ("Réel")



En effet,

avant même
d'apprendre à
parler,

LE "LANGAGE PRÉVERBAL"
nous pensons déjà,
Cette "pensée d'enfant" ne pense pas avec des mots, mais avec des sensations et des images. Et c'est dans ce langage qu'elle peut de s'exprimer.
Freud l'avait compris lorsqu'il estimait que l'analyse des rêves était "la voie royale vers l'inconscient".
"en sensations"
et "en images"...
Notre inconscient est en réalité tout à fait capable de s'exprimer clairement, en état d'éveil, dans ce "langage préverbal" fait d'images et de sensations, d'émotions et de pensées, avec parfois aussi des sons, des odeurs ou des saveurs.

LA RÉSOLUTION DES PROBLÈMES
Nos pensées, nos émotions ou nos comportements inadaptés sont des réactions de notre conscience prélangagière, notre "pensée d'enfant", dues à des expériences que nous n'avons jamais assimilées et dépassées parce que notre «conscience langagièr les a oubliées.
Ces souvenirs peuvent s'être partiellement effacés, comme lors d'un traumatisme récent que l'on n'arrive pas à digérer: il nous manque alors certains détails qui tournent en boucle dans l'inconscient.
Le plus souvent, ils se sont totalement effacés, comme dans le cas des traumatismes d'enfance.

Dès que l'on propose à cette "pensée d'enfant" de s'exprimer, elle raconte les événements dont le souvenir la fait souffrir ou la paralyse encore.
Au fur et à mesure qu'elle les raconte, ces événements sont assimilés par notre «conscience langagièr, intégrés à notre histoire, et définitivement guéris.
Il suffit d'écouter
ce que dit
notre "pensée
d'enfant",

pour que
nos problèmes
disparaissent.

Il n'y a rien à interpréter, et le "transfert" n'a pas de rôle à jouer.
Notre "pensée d'enfant" a simplement besoin d'être en confiance, et de se sentir écoutée, pour s'exprimer.
Elle sait exactement ce qu'elle veut dire avant la séance, et se souvient toujours de ce qu'elle a déjà dit. Le rythme des séances n'a donc pas d'importance pour elle.
Mais il est difficile de l'interrompre avant qu'elle ait terminé, car ses émotions resteraient présentes pour le reste de la journée. Les séances ont donc une durée de 3 heures.
Le nombre de séances dépend de l'enfance de chacun.
Lorsqu'elle a raconté tout ce qu'elle avait à dire, elle l'exprime très clairement, et les problèmes, quels qu'ils soient, ont alors tous disparu.


        Bernard Journel
        Tél: 01.64.57.12.99 

        bernard.journel@free.fr